
L’ombre du souvenir
-L’ombre de ton corps est super belle derrière vos rideaux beiges le soir.
Le dos tourné, elle sentit un froid parcourir tout son corps, et le verre qu’elle venait de remplir tomba aussitôt de sa main. Elle recula d’un pas. Elle hésita à se retourner. Elle reconnut sa voix. Le temps défila très lentement, comme un mauvais film au ralenti, au son d’une musique venue d’ailleurs. Les battements de son cœur prirent le rythme de son morceau qui passait au moment même. « I feel like I’m on a high » …Il était juste là devant elle, le même regard pervers, et en plus un sourire narquois, provocateur, et vicieux. Elle était à nouveau paralysée. Elle chercha du regard l’un de ses gars.
«Tu peux appeler les gardes ma belle, je m’en vais de suite. » Il but d’un cul sec la moitié de son verre de whisky et se faufila dans la foule.
-B- s’effondra sous le bar. Elle fut prise d’une crise de larmes et de tremblements qui s’emparèrent de tout son corps.
-Mon dieu –B- qu’est ce qui s’est passé ? Tu es dans tous tes états, attends je fais le tour.
En se penchant, Meriem vit le petit corps de son amie tremblotant. Elle crut savoir ce qui s’était passé durant les quelques minutes où elle avait disparu. Un brin de culpabilité lui traversait l’esprit alors qu’elle passait sous le petit comptoir.
-Tu l’as revu ? Il est ici ? Il t’a parlé ? Dis-moi –B- s’il te plaît. Meriem essayait de soutirer quelques paroles à sa copine tout en la calant pour l’aider à se relever. Elle chercha –M- du regard, qui se dirigeait déjà vers elles. Il s’était arrêté pour saluer un ami et n’avait rien vu de la scène. Quand il vit –B- s’appuyant sur Meriem, il crut d’abord à un malaise.
-Tu veux que j’appelle un médecin ? Qu’est ce qu’elle a ?
-Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire. Elle ne veut rien dire depuis 5mn, mais je pense que c’est Ducon qui s’est repointé.
-Eh meeeeerde. Je vais faire un tour voir s’il est toujours là et appeler le gérant par la même occasion.
-Non, dit –B- avec une voix à peine audible, il est parti. Il est rentré.
-Comment ça, il est rentré ? s’exclama Meriem
-Il sait où j’habite…Il est juste passé me dire qu’il savait où j’habite…Je suis dans la merde.
-B- ne cessa de pleurer tout le long du chemin vers la petite salle d’en haut. Quand ils arrivèrent, elle s’affala sur le canapé, s’essuya les yeux et prit son air que lui connaissait –M- . Le même air que lors de son agression. Elle fixait la table, le regard vide mais son corps continuait à trembler. Meriem la prit dans ses bras
- Ca va aller ma chérie, si tu veux viens chez moi ce soir. Et demain, on retournera voir les flics.
-Non, deux filles seules ce n’est vraiment pas sur. Elle viendra chez moi ce soir. Dit –M- avec un ton assez sérieux mais qui intrigua tout de même Meriem. Elle ne put s’empêcher de sentir une pointe de jalousie face à cette décision rapide et radicale, mais elle pensa à la sécurité de son amie.
-Oui, ce serait peut être mieux. Je passerai un bout de la soirée avec vous puis je rentrerai chez moi. Finit-elle par dire.
-L’ombre de ton corps est super belle derrière vos rideaux beiges le soir.
Le dos tourné, elle sentit un froid parcourir tout son corps, et le verre qu’elle venait de remplir tomba aussitôt de sa main. Elle recula d’un pas. Elle hésita à se retourner. Elle reconnut sa voix. Le temps défila très lentement, comme un mauvais film au ralenti, au son d’une musique venue d’ailleurs. Les battements de son cœur prirent le rythme de son morceau qui passait au moment même. « I feel like I’m on a high » …Il était juste là devant elle, le même regard pervers, et en plus un sourire narquois, provocateur, et vicieux. Elle était à nouveau paralysée. Elle chercha du regard l’un de ses gars.
«Tu peux appeler les gardes ma belle, je m’en vais de suite. » Il but d’un cul sec la moitié de son verre de whisky et se faufila dans la foule.
-B- s’effondra sous le bar. Elle fut prise d’une crise de larmes et de tremblements qui s’emparèrent de tout son corps.
-Mon dieu –B- qu’est ce qui s’est passé ? Tu es dans tous tes états, attends je fais le tour.
En se penchant, Meriem vit le petit corps de son amie tremblotant. Elle crut savoir ce qui s’était passé durant les quelques minutes où elle avait disparu. Un brin de culpabilité lui traversait l’esprit alors qu’elle passait sous le petit comptoir.
-Tu l’as revu ? Il est ici ? Il t’a parlé ? Dis-moi –B- s’il te plaît. Meriem essayait de soutirer quelques paroles à sa copine tout en la calant pour l’aider à se relever. Elle chercha –M- du regard, qui se dirigeait déjà vers elles. Il s’était arrêté pour saluer un ami et n’avait rien vu de la scène. Quand il vit –B- s’appuyant sur Meriem, il crut d’abord à un malaise.
-Tu veux que j’appelle un médecin ? Qu’est ce qu’elle a ?
-Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire. Elle ne veut rien dire depuis 5mn, mais je pense que c’est Ducon qui s’est repointé.
-Eh meeeeerde. Je vais faire un tour voir s’il est toujours là et appeler le gérant par la même occasion.
-Non, dit –B- avec une voix à peine audible, il est parti. Il est rentré.
-Comment ça, il est rentré ? s’exclama Meriem
-Il sait où j’habite…Il est juste passé me dire qu’il savait où j’habite…Je suis dans la merde.
-B- ne cessa de pleurer tout le long du chemin vers la petite salle d’en haut. Quand ils arrivèrent, elle s’affala sur le canapé, s’essuya les yeux et prit son air que lui connaissait –M- . Le même air que lors de son agression. Elle fixait la table, le regard vide mais son corps continuait à trembler. Meriem la prit dans ses bras
- Ca va aller ma chérie, si tu veux viens chez moi ce soir. Et demain, on retournera voir les flics.
-Non, deux filles seules ce n’est vraiment pas sur. Elle viendra chez moi ce soir. Dit –M- avec un ton assez sérieux mais qui intrigua tout de même Meriem. Elle ne put s’empêcher de sentir une pointe de jalousie face à cette décision rapide et radicale, mais elle pensa à la sécurité de son amie.
-Oui, ce serait peut être mieux. Je passerai un bout de la soirée avec vous puis je rentrerai chez moi. Finit-elle par dire.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire